La Société des Professeurs de Philosophie (SO.P.PHI)

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mardi, octobre 12 2021

Communiqué : le ministère poursuit la « déconstruction » du baccalauréat

Vignette 1Décidément, nos réformateurs sont infatigables ! Ils ont bouleversé l’organisation du baccalauréat en supprimant la plupart des épreuves terminales au profit d’un contrôle continu. Évidemment, ils ont ainsi créé un vrai problème : comment une évaluation locale des élèves peut-elle garantir le caractère national du baccalauréat ? Mais ils ne mollissent pas. Dans la Note de service du 28 juillet 2021, le ministère demande aux professeurs de conduire « une réflexion au sein de chaque établissement, avec l’appui des inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux référents, afin de définir un projet d’évaluation». En d’autres termes, il s’agit de retirer aux professeurs la responsabilité de l’évaluation de leurs élèves. Pourtant, un tel carcan ne rétablira pas l’égalité des candidats que garantissent des épreuves nationales.

La SO.P.PHI juge très sévèrement une réforme qui, de proche en proche, conduit à altérer en profondeur le métier de professeur au détriment de l’égalité à laquelle tous les élèves ont droit. En tous les cas, elle rappelle que l’épreuve de philosophie est, notamment grâce à son intervention, demeurée une épreuve écrite nationale, et que, pour cette raison, le professeur de philosophie, en tant qu’il enseigne dans le tronc commun, n’est pas concerné par la Note de service du 28 juillet 2021. Elle s’étonne donc de lire dans une note du Guide de l’évaluation, publié en septembre 2021 (page 7), que la philosophie est concernée par le projet d’évaluation. Cette note est sans fondement juridique. Ne faudrait-il pas que nos réformateurs soient au moins attentifs aux textes réglementaires qu’ils ont eux-mêmes rédigés ?

La note de service du 28 juillet 2021

Le guide de l’évaluation

dimanche, juillet 4 2021

Communiqué de la SO.P.PHI sur la réforme du baccalauréat : un bilan globalement négatif !

Vignette 3Au terme de l’année scolaire qui s’achève, et après le fiasco de la correction de l’épreuve de philosophie, un bilan de la réforme du baccalauréat doit être effectué. La Société des Professeurs de Philosophie considère que cette réforme a été menée au détriment de la culture à laquelle les lycéens ont droit dans l’École de la République.

1– La spécialité « Humanité, littérature et philosophie » n’est pas en phase avec le travail authentiquement philosophique qui doit être accompli au lycée. D’ailleurs, cet enseignement para-philosophique entretient chez les élèves le préjugé selon lequel la philosophie serait plus en phase avec les lettres qu’avec les sciences, ce qui est un contresens au regard de la nature du questionnement philosophique. Pour cette raison, la SO.P.PHI réclame que les moyens de cette spécialité soient dévolus à un enseignement d’approfondissement en philosophie proposé aux élèves des classes terminales de la voie générale.

2– L’introduction du « grand oral » comme épreuve ayant plus de « poids » dans le baccalauréat nouvelle formule, que l’épreuve écrite de quatre heures de philosophie est une aberration. Une épreuve sans contenu disciplinaire véritable ouvre la voie d’une vaine rhétorique ou d’un bavardage sans substance, là où les lycéens ont besoin au contraire d’une authentique culture de l’esprit. Il faut que le ministère envisage de remettre les choses en place : un écrit portant sur un programme national de philosophie doit être plus déterminant dans l’évaluation terminale de la formation des élèves qu’un oral sans consistance qui n’a de « grandeur » que le nom.

3– Le dédain dont fait preuve la réforme du baccalauréat à l’égard de la philosophie comme discipline républicaine enseignée dans les lycées se retrouve évidemment dans la réforme du CAPES de Philosophie qui sera appliquée en 2022. On y a introduit une épreuve orale d’admission consistant en un entretien avec le jury portant sur « la motivation du candidat et son aptitude à se projeter dans le métier de professeur au sein du service public de l'éducation ». Faut-il encore répéter ce que doit savoir faire tout professeur de philosophie au sein de l’institution scolaire ? Une chose essentielle : poser un problème et instruire ce problème d’une façon élémentaire afin que tous les élèves, même les plus fragiles, puissent acquérir une culture philosophique initiale. C’est seulement le respect des programmes de philosophie de la voie technologique et de la voie générale qui sont déterminants à cet égard. Tout le reste n’est que poudre aux yeux et faux-semblant.

La SO.P.PHI le dit encore une fois : il faut que le ministère se ressaisisse et qu’il prenne conscience que le mépris de la philosophie comme discipline ayant un programme est en fait un mépris à l’égard des élèves eux-mêmes.

mardi, juin 22 2021

Communiqué de la SO.P.PHI : l’épreuve de philosophie au baccalauréat 2021 ou le mépris de la République

Vignette 1Il est plus que temps que le Ministère se rende à l’évidence : les conditions de l’épreuve de philosophie du baccalauréat de cette session 2021 ne sont pas remplies. Du côté des élèves d’abord, certains ont eu une année de cours cependant que d’autres ont vu leur année amputée de moitié, le Ministère ayant autorisé les chefs d’établissement à décider au cas par cas du taux de cours.

La décision du Ministère de conserver la note de contrôle continu si elle est meilleure que celle de l’épreuve écrite, loin de régler ce problème, a vidé cette dernière de son sens pour nombre de lycéens, incitant certains à livrer des copies contenant des propos interpellant le correcteur, le narguant, parfois même l’insultant. En faisant de l’épreuve de philosophique censée couronner le baccalauréat un exercice facultatif, le ministère a exposé le travail des correcteurs au mépris.

La Société des Professeurs de Philosophie est indignée par cette situation. Elle demande aux responsables de l’éducation nationale de se ressaisir et de cesser de mépriser les professeurs de philosophie qui sont au service d’une École authentiquement républicaine ! 

lundi, juin 7 2021

Communiqué : Hommage solennel de la SO.P.PHI au Professeur Paty

L’académie de PlatonAu lendemain de l’assassinat de notre collègue Samuel Paty par un intégriste islamiste, la Société des Professeurs de Philosophie a publié un communiqué pour rendre hommage à sa mémoire. À l’occasion de son Assemblée Générale du 5 juin 2021, la SO.P.PHI tient à exprimer une nouvelle fois son hommage à ce collègue victime du fanatisme religieux, en lui donnant le sens d’un engagement pérenne, au-delà de l’émotion nécessaire et légitime.

L’hommage solennel de la SO.P.PHI au Professeur Paty

dimanche, juin 6 2021

Assemblée Générale du 5 juin 2021 : les revendications de la SO.P.PHI

PlatonL’assemblée générale ordinaire de la Société des Professeurs de Philosophie s’est tenue le 5 juin 2021. Le budget a été voté, le CA a été renouvelé, et une nouvelle « ligne de revendications » a été adoptée à l'unanimité. Après la mise en œuvre de la réforme du baccalauréat, la SO.P.PHI réclame un ensemble d’aménagements importants qui conforterait la place de l’enseignement de la philosophie au lycée dans le droit-fil de ce que le Rapport MATHIOT prescrivait.

La nouvelle « ligne de revendications » de la SO.P.PHI

dimanche, mai 9 2021

Communiqué de la SO.P.PHI : l’épreuve de philosophie au baccalauréat 2021

Le ministre Blanquer a décidé un aménagement de la session 2021 du baccalauréat concernant la philosophie : la note de contrôle continu sera retenue si elle est meilleure que celle de l’épreuve écrite. Il cède ainsi devant la pression exercée par les associations lycéennes.

La SO.P.PHI condamne ce revirement. Elle avait soutenu ce qui avait été annoncé, c’est-à-dire quatre sujets à l’écrit au lieu de trois, puisque cet aménagement permettait de tenir compte de la situation singulière des lycéens de terminale après une année scolaire marquée par l’urgence sanitaire. On pouvait alors envisager un regard bienveillant des jurys au moment des délibérations à partir d’une lecture des dossiers des candidats. Mais ce qui est décidé est tout simplement absurde. On se doute que les élèves estimant leur note annuelle satisfaisante abandonneront tout engagement dans l’épreuve écrite. Cette épreuve se trouve ainsi dénaturée.

Il faudrait que le ministère de l’éducation nationale revienne à la raison, et se souvienne que les professeurs de philosophie ont leur mot à dire lorsqu’il s’agit de l’évaluation républicaine de leurs élèves !

jeudi, mars 4 2021

Réforme du CAPES de philosophie : « du recrutement à l’embauche »

Vignette 1 « Sourd aux nombreuses critiques et protestations, le Ministère de l’Éducation nationale impose une réforme du CAPES qui s’inscrit dans la ligne des précédentes. Instituant ouvertement le déclassement des professeurs en les livrant au caporalisme, elle confirme une politique scolaire qui depuis longtemps s’acharne à réduire la place du savoir. » Guillaume Pigeard de Gurbert en analyse les contradictions dans Mezetulle, le site de Catherine Kintzler : « L’Éducation nationale ne recrute plus, elle embauche. »

mercredi, mars 3 2021

Audience de la SO.P.PHI à la DGESCO : le baccalauréat 2021

Vignette 3La Société des Professeurs de Philosophie a été reçue en audience à la DGESCO le 2 mars 2021. Cette réunion de travail, présidée par Madame PRADEILLES-DUVAL, Cheffe de service de l’instruction publique et de l’action pédagogique, s’est tenue par visioconférence.

La SO.P.PHI était représentée par Monsieur FREY, président de l’association, et Monsieur PIGEARD DE GURBERT, membre du CA. L’APPEP et l’ACIREPH étaient également représentées. Monsieur BURBAGE, Doyen du groupe philosophie de l’inspection générale, était présent à cette réunion.

Le compte rendu de cette audience est ici :

- Sur notre site.

- En version à télécharger : DGESCO - 2 mars 2021

mardi, février 16 2021

Réforme du CAPES de Philosophie : communiqué de la SO.P.PHI

Dans son communiqué du 9 décembre 2019, la Société des Professeurs de Philosophie exprimait sa consternation à l’égard du projet de réforme du CAPES de philosophie. Cette réforme est arrivée à son terme avec le texte publié au Journal Officiel le 25 janvier 2021. Hélas, nous devons à la vérité de dire que nos craintes n’étaient pas vaines.

Le texte intégral du communiqué est ici : Réforme du CAPES de Philosophie : l’analyse de la SO.P.PHI

lundi, février 8 2021

Communiqué : menaces à l’égard de Monsieur Lemaire

La Société des Professeurs de Philosophie apporte son soutien à Monsieur Didier Lemaire. Ce professeur de philosophie est visé par des propos haineux, après avoir publié une analyse faisant suite à l'assassinat de Monsieur Samuel Paty.

La SO.P.PHI rappelle son attachement indéfectible à la liberté d’expression de tous les professeurs de philosophie : dans la République, nul ne saurait être fondé à menacer celui qui fait un usage public de sa raison !

dimanche, décembre 13 2020

Réforme du baccalauréat : un premier bilan de l’engagement de la SO.P.PHI

Platon_Aristote.jpgAprès la publication des sujets zéro de l’épreuve de philosophie au baccalauréat pour la voie technologique, un premier bilan de la réforme, concernant la place de la philosophie au lycée, peut être envisagé.

La SO.P.PHI n’a jamais soutenu la réforme du baccalauréat dans son ensemble. Et elle n’a jamais demandé la création d’une spécialité « Humanités, littérature et philosophie ». Toutefois, elle a été entendue sur l’essentiel qui concerne son objet : les programmes et les épreuves de philosophie.

– Les programmes de philosophie sont bien des programmes de notions élémentaires, en nombre réduit, accompagnées d’une liste d’auteurs.

– Les programmes de la spécialité HLP sont, quant à eux, des programmes de thèmes, ce qui permet à l’enseignement de la philosophie de garder son caractère initial en classe terminale.

– Les épreuves d’examen, pour la voie générale et la voie technologique, restent nationales.

– Dans la voie générale, sont conservées la dissertation et l’explication de texte, seuls exercices permettant d’évaluer le travail philosophique accompli par les élèves.

– Dans la voie technologique, la dissertation est également conservée, et la composition accompagnée de questions qui avait été introduite dans la série STHR a heureusement été abandonnée.

– Les textes d’accompagnement des nouveaux programmes sont certes perfectibles, mais ils sont bien en phase avec les exigences de ces programmes.

Il reste un point réellement problématique : l’explication de texte, dans la voie technologique. Cette épreuve présente un caractère de complexité qui mettra les élèves en difficulté. Au reste, elle s’écarte du programme puisqu’elle élude le moment critique qu’impose tout travail authentiquement philosophique. Ce nouvel exercice, parions-le, ne satisfera personne. En tous les cas, il faudra procéder à une évaluation sérieuse des effets de cette nouvelle épreuve, non seulement sur les résultats des élèves, mais également sur le travail des professeurs pendant l’année scolaire.

lundi, novembre 23 2020

Communiqué de la SO.P.PHI : la place de la philosophie au lycée dans la voie technologique

La SO.P.PHI est attachée à la place occupée au lycée par la philosophie dans la voie technologique. Elle considère que les difficultés rencontrées par de nombreux lycéens dans cette voie impliquent, à la fois, le respect de l’élémentarité dans l’enseignement comme dans les épreuves du baccalauréat qui lui sont solidaires, et un travail en classe avec un effectif réduit. Ces deux conditions sont nécessaires à la réussite de tous les élèves, sans exception, et à la reconnaissance de l’égale dignité des voies de formation dans l’École de la République.

La SO.P.PHI s’inquiète donc d’un projet de sujet-texte pour le baccalauréat qui, en n’étant pas en phase avec le programme, mettrait les élèves les plus fragiles en grande difficulté. Et elle rappelle ici sa demande d’un dédoublement des classes de philosophie dans la voie technologique.

Les textes d’accompagnement des programmes et les sujets zéro pour la voie technologique : l’analyse de la SO.P.PHI

samedi, novembre 21 2020

Textes d’accompagnement des programmes, et sujets zéro pour la voie technologique : l’analyse de la SO.P.PHI

Vignette 31) La SO.P.PHI considère que les textes d'accompagnement des nouveaux programmes de philosophie sont bien de nature à préciser ce que ces programmes prescrivent. Ils sont en phase, notamment, avec la nécessaire solidarité entre ces programmes et les épreuves d’examen. Le texte portant sur l'évaluation, par exemple, est intéressant. Il faudra seulement éviter de s’en servir de manière « mécanique » dans les commissions d’entente et d’évaluation pour les transformer en « commissions de barème ».

2) Les sujets zéro concernant la voie technologique, qui sont en attente de validation de la DGESCO, ne soulèvent pas de difficulté en ce qui concerne la dissertation philosophique. En revanche, les sujets-texte proposés sont problématiques. La série de questions qui accompagne ces sujets, produit un effet de complication dont les élèves les plus fragiles n’ont pas besoin. Il faut dire que les attendus de l’épreuve sont bien peu compréhensibles. En ce qui concerne la partie 3 du sujet-texte, ces attendus rejettent un « usage antérieur » qui n’a pas existé. Il n’a jamais été question, en effet, d’inviter les élèves, à « donner leur avis sur la position de l'auteur » ou à « polémiquer en exposant d'autres théories ». Il suffit, pour s’en convaincre, de reprendre la note de service du 19 mai 2006. On pouvait y lire : « La dernière question, en proposant la discussion de l’idée centrale du texte, devra permettre au candidat d’en préciser la signification et de faire apparaître le problème dont il est question ». C’est en effet le problème qui est central lorsque l’on explique un texte philosophique. Le moment critique de l’explication est à cet égard essentiel. Ce moment est un dialogue silencieux et amical de la pensée avec elle-même. Il définit, précisément, le travail de réflexion et de jugement libre et éclairé, auquel invite nécessairement l’explication philosophique. La partie 3 de l’exercice révèle donc que les sujets-texte proposés ne sont pas en phase avec le programme de philosophie qui précise, à propos de l'explication de texte, que « l'élève explicite le problème posé ainsi que le rôle et le sens des propositions présentes et des concepts à l'œuvre dans le texte » (Exercices et apprentissage de la réflexion philosophique, §3). Il est significatif de remarquer ici que cette partie est intitulée « commentaire ». Ce vocabulaire est étranger à celui du programme qui parle, pour la voie technologique, exclusivement d’explication de texte, et jamais de commentaire.

La SO.P.PHI est attachée à la place occupée au lycée par la philosophie dans la voie technologique. Elle considère que les difficultés rencontrées par de nombreux lycéens dans cette voie impliquent, à la fois, le respect de l’élémentarité dans l’enseignement comme dans les épreuves du baccalauréat qui lui sont solidaires, et un travail en classe avec un effectif réduit. Ces deux conditions sont nécessaires à la réussite de tous les élèves, sans exception, et à la reconnaissance de l’égale dignité des voies de formation dans l’École de la République.

La SO.P.PHI s’inquiète donc d’un projet de sujet-texte pour le baccalauréat qui, en n’étant pas en phase avec le programme, mettrait les élèves les plus fragiles en grande difficulté. Et elle rappelle ici sa demande d’un dédoublement des classes de philosophie dans la voie technologique.

Les textes d’accompagnement

Sujet zéro 1

Sujet zéro 2

– L’analyse complète du sujet-texte (sujet zéro 1) sur notre site.

– Le fichier à télécharger : Le sujet-texte (sujet zéro 1) : l'analyse complète de la SO.P.PHI

samedi, octobre 17 2020

Assassinat de Monsieur Samuel Paty, Professeur au collège du Bois-d’Aulne : communiqué de la SO.P.PHI

Au moment où le fanatisme frappe l’École de la République, les membres de la Société des Professeurs de Philosophie adressent tout leur soutien et leurs condoléances à la famille de Monsieur Paty, à tous ses proches, ainsi qu’aux membres de la communauté éducative du collège du Bois-d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine.

La Société des Professeurs de Philosophie affirme sa solidarité à l’égard des professeurs d’Histoire et de Géographie qui sont, aujourd’hui, particulièrement touchés parce que leur enseignement est au cœur de la transmission des valeurs de la République.

La Société des Professeurs de Philosophie exprime avec force son attachement indéfectible à une École authentiquement républicaine qui promeut, auprès de tous les élèves, et sans aucune exception, la liberté d’expression et la laïcité qui lui est indissociable.

mercredi, juillet 8 2020

Audience au CSP : le bilan de la mise en œuvre des nouveaux programmes (6 juillet 2020)

Vignette 1La SO.P.PHI a été reçue en audience au ministère de l’éducation nationale le 6 juillet 2020 par Madame Souâd AYADA, Présidente du Conseil Supérieur des Programmes. Cette audience aura été l’occasion d’un bilan de la mise en œuvre des nouveaux programmes et d’un échange sur les perspectives pour l’année scolaire 2020/2021. Jean-Marie FREY a exposé l’analyse de la SO.P.PHI.

L’analyse de la SO.P.PHI

samedi, juin 27 2020

Communiqué : démission du jury du CAPES interne et du CAER de philosophie

L’académie de PlatonLa SO.P.PHI apporte un soutien sans réserve à la décision des membres du jury du CAPES interne et du CAER de philosophie de démissionner collectivement pour protester contre la décision du ministère de supprimer purement et simplement l’oral d’admission du concours. Cette épreuve est essentielle ! Elle seule permet d’apprécier, en dernière instance, l’aptitude des candidats à enseigner la philosophie, c’est-à-dire à élaborer et à instruire un problème philosophique, par la parole, avec les élèves. Supprimer cet oral, c’est prendre le risque de recruter, pour une carrière entière, des professeurs qui n’auraient pas cette aptitude, et d’écarter, au contraire, des candidats qui la possèderaient. À l’évidence, une telle suppression pourraient dégrader, pour une part, l’enseignement de la philosophie dans l’École de la République au détriment des lycéens. La SO.P.PHI pose donc une question, ici : au moment d’un « déconfinement » qui se généralise, pourquoi le ministère abandonne-t-il une épreuve aussi décisive, annoncée d’abord comme reportée en septembre ?

 

lundi, juin 8 2020

De la question au problème : la dissertation philosophique

Vignette 3En philosophie, la différence entre une simple question et un véritable problème est essentielle. Un sujet-question est d'abord l'indice d'un problème, et c'est pourquoi il faudra toute une instruction avant de pouvoir tenter d'y répondre. À l’évidence, le problème implique des opérations réflexives qui permettront de procéder à son examen en vue de son éclairage.‌ Ces opérations sont indissociables des notions qui constituent les programmes de philosophie des classes terminales.

La dissertation philosophique

Qu’est-ce-qu’un-problème ?

vendredi, juin 5 2020

Document d'accompagnement des programmes de Philosophie : la proposition de la SO.P.PHI

L’académie de PlatonÀ la demande de la DGESCO, le groupe de philosophie travaille à la rédaction de documents d’accompagnement des programmes de philosophie. Un point retient en particulier son attention, qui concerne la définition de la « problématisation » et des opérations intellectuelles qui l’accompagnent en philosophie. La SO.P.PHI a été consultée par Monsieur le Doyen du groupe philosophie de l’inspection générale sur cette définition.

La proposition de la SO.P.PHI

dimanche, février 16 2020

Alerte sur l'avenir de l'enseignement de la philosophie dans la voie technologique

Vignette 1 Aux yeux de la SO.P.PHI, la place de la philosophie dans la voie technologique est essentielle puisque l’élémentarité qu’elle exige constitue le socle de tout enseignement authentiquement philosophique dans les lycées de la République. Depuis 2014, et dans une démarche d'unité intersyndicale et interassociative, elle a donc participé à toutes les audiences au ministère et cosigné tous les textes réclamant le rétablissement du dédoublement d’une heure de cours dans les classes de la voie technologique. Aujourd’hui, elle s’inscrit dans la même démarche d’unité pour alerter le ministère sur l’avenir de l’enseignement de la philosophie dans une voie qui mériterait d’être enfin vraiment prise en considération.

Alerte sur l’enseignement de la philosophie dans la voie technologique

jeudi, février 13 2020

Les épreuves de philosophie au baccalauréat : la publication de la note de service au BO

Vignette 3La note de service concernant l’épreuve de philosophie de la voie générale et de la voie technologique à compter de la session 2021 du baccalauréat est publiée au BO du 13 février 2020.

La SO.P.PHI constate que ce texte est en phase avec ses propositions en ce qui concerne la voie générale. Le projet d’une dissertation accompagnée d’un corpus de textes et d’une « consigne » portant sur l’usage de ces textes est heureusement abandonné !

Les élèves auront donc à choisir entre deux sujets de dissertation « constitués par une question simple » et l’explication d’un texte « d'une longueur raisonnable dont l'auteur figure dans la liste des auteurs au programme (et qui) se rapporte explicitement à une ou à plusieurs notions du programme ». « Les sujets de dissertation prennent, dans toute la mesure du possible, la forme d'une question directe. Les intitulés de sujet appellent une discussion rigoureuse sur une ou plusieurs notions du programme, et celles-ci sont aisément repérables par les candidats ».

Une épreuve de cet acabit, pour la voie générale, est en parfaite cohérence avec le programme de notions pour lequel la SO.P.PHI s’est engagée avec force depuis le début de la réforme du baccalauréat.

En ce qui concerne la voie technologique, la SO.P.PHI est satisfaite de constater l’abandon du projet de dissertation accompagnée de questions « facultatives ». Elle retrouve ses propositions en constatant que sont retenus, comme dans la voie générale, deux sujets de dissertation qui « prennent toujours la forme d'une question simple » et dont les « intitulés appellent un examen précis et une discussion rigoureuse sur une ou sur plusieurs notions du programme aisément repérables par le candidat ».

Des sujets de cette nature permettent à l’épreuve du baccalauréat d’être cohérente au regard du programme de philosophie de la voie technologique qui est constitué, comme dans la voie générale, de notions élémentaires.

Toutefois, la SO.P.PHI considère que le sujet-texte compliquera inutilement les choses pour les candidats qui, notamment dans la voie technologique, ont besoin de clarté et de simplicité. La série de questions qui accompagnera le texte, ne produira-t-elle pas, comme l’épreuve de la série STHR, un effet de complication dont les élèves les plus fragiles n’ont pas besoin ?

Les épreuves dans la voie générale
Les épreuves dans la voie technologique

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